Un électeur convaincu mais absent le jour du scrutin est une voix gagnée puis perdue. La procuration est la seule façon de la conserver, et c'est l'un des sujets les plus mal outillés d'une campagne : messagerie de groupe, tableur partagé, et une mobilisation lancée la dernière semaine, quand les démarches n'ont plus le temps d'aboutir. Cette page explique comment s'y prendre autrement.
Une procuration suppose une chaîne de conditions qui doivent toutes se réaliser. Il faut d'abord qu'un électeur sache qu'il sera absent et qu'il le signale. Il faut ensuite lui trouver quelqu'un qui accepte de voter pour lui, et qui puisse se rendre dans son bureau de vote. Il faut que le formulaire soit rempli correctement, avec des informations que ni l'un ni l'autre n'ont spontanément sous la main. Il faut enfin que le mandant se déplace en personne dans un commissariat ou une gendarmerie, ou qu'il effectue la démarche en ligne avec une identité numérique vérifiée.
Chaque maillon perd du monde. Une campagne qui gère cela dans une conversation de groupe ne voit pas où la chaîne casse : elle sait seulement, après coup, qu'une partie des procurations promises n'a pas été enregistrée. L'apport d'un outil dédié n'est pas d'automatiser une formalité qui reste administrative, mais de rendre visible l'endroit où chaque dossier s'arrête et de relancer avant qu'il ne soit trop tard.
C'est le point où la méthode compte vraiment, et où la plupart des organisations manuelles échouent sans s'en apercevoir.
Deux voies coexistent. La voie dématérialisée passe par le service public Maprocuration, avec une identification et, sauf identité numérique certifiée, un passage en commissariat ou en gendarmerie pour vérification. La voie papier repose sur le formulaire CERFA de demande de vote par procuration, à remplir puis à déposer en personne auprès des mêmes autorités. Le numéro de ce formulaire évolue au fil des décrets - celui du 3 novembre 2025 en a introduit une version mise à jour -, il convient donc de vérifier le millésime en vigueur sur service-public.fr avant toute opération de collecte.
Deux points méritent d'être connus parce qu'ils changent la stratégie. D'abord, depuis 2022 les procurations sont déterritorialisées : le mandataire n'a plus besoin d'être inscrit dans la même commune que son mandant, même s'il doit toujours voter dans le bureau de celui-ci. Ensuite, le numéro national d'électeur des deux personnes est nécessaire, ce qui constitue en pratique le principal point de blocage des démarches engagées dans l'urgence.
Il faut enfin être clair sur les limites : un logiciel de campagne n'enregistre pas une procuration et ne la valide pas. Seules les autorités compétentes le font, et aucun outil privé n'a accès au Répertoire Électoral Unique, réservé aux communes et à l'administration. Ce qui est outillé, c'est l'organisation autour de la démarche : la mise en relation, la préparation du formulaire et le suivi.
Elles se combinent au cours d'une même campagne, chacune touchant une population différente.
Intégré à votre site de campagne ou diffusé par un lien, il permet à chacun de se déclarer mandant ou mandataire. La présentation en est personnalisable pour respecter les obligations d'information qui s'imposent à une campagne.
Les personnes rencontrées en porte-à-porte, en réunion publique ou au téléphone s'ajoutent directement, ce qui évite la liste papier qui se perd entre le terrain et le quartier général.
Un fichier existant se charge en Excel ou en CSV, avec un rapprochement des colonnes qui permet de reprendre vos propres intitulés - numéro d'électeur, commune de vote, bureau - sans les renommer.
Une fois le binôme constitué, l'essentiel du travail commence : c'est entre l'appariement et la démarche effective que les dossiers se perdent.

Une décision du Conseil d'État, enregistrée sous le numéro 499193, a reconnu le caractère remboursable de ce type de dépense au titre du compte de campagne. C'est une différence notable avec la plupart des outils de campagne, dont l'imputation se discute.
Cela ne dispense évidemment pas de faire valider la dépense par votre mandataire financier et de l'inscrire correctement : la position d'une juridiction sur un principe ne remplace pas l'examen de votre situation particulière par la personne qui engage sa responsabilité devant la commission des comptes de campagne. Précisons d'ailleurs que Trofy Vote ne gère pas le compte de campagne lui-même : ni dépenses, ni dons, ni reçus.
Beaucoup de campagnes n'ont aucun projet logiciel et cherchent à traiter ce seul sujet à l'approche du scrutin. La collecte de procurations existe donc aussi comme produit autonome, sous le nom de ProcuMatcher, avec son propre site : procumatcher.fr.
Reliée à Trofy Vote, elle prend un intérêt supplémentaire : les personnes rencontrées en porte-à-porte alimentent directement la collecte, et les secteurs où les mandataires manquent se lisent sur la même carte que les résultats par bureau de vote. Le repérage des électeurs absents cesse alors d'être une opération séparée pour devenir une conséquence du travail de terrain.
Les questions posées par les directeurs de campagne, y compris sur les limites de ce qu'un logiciel peut faire en matière électorale.
C'est l'outil qui organise, pour une campagne, la rencontre entre deux populations : les électeurs qui seront absents le jour du scrutin et souhaitent donner procuration, et ceux qui acceptent de voter à leur place. Sans outil, ce travail se fait par messagerie et par tableur, il se perd entre les deux tours, et une part des procurations n'aboutit jamais faute de suivi. Un logiciel dédié centralise les inscriptions, propose les appariements, produit le formulaire et relance ceux qui n'ont pas terminé la démarche.
Le rapprochement tient d'abord compte de la géographie, puisque le mandataire doit se rendre au bureau de vote de son mandant : les personnes proches sont donc proposées en priorité. La particularité de notre approche est que l'optimisation est globale plutôt qu'au fil de l'eau. Plutôt que de servir chaque demande dans l'ordre d'arrivée, ce qui laisse mécaniquement des personnes isolées sans solution en fin de liste, l'ensemble des appariements est calculé d'un coup de façon à maximiser le nombre total de procurations abouties. Chaque proposition reste modifiable à la main.
La démarche papier repose sur le formulaire CERFA de demande de vote par procuration, dont le millésime évolue au fil des décrets - le décret du 3 novembre 2025 a par exemple introduit une version mise à jour en vue des municipales de 2026. Le formulaire renseigné doit être déposé en personne dans un commissariat, une gendarmerie ou un consulat, muni d'une pièce d'identité. La voie dématérialisée passe quant à elle par le service public Maprocuration. Vérifiez toujours le millésime en vigueur sur service-public.fr avant une opération de collecte.
Non, plus depuis 2022. Les procurations sont déterritorialisées : le mandataire peut être inscrit dans une autre commune que son mandant. En revanche, il devra se déplacer jusqu'au bureau de vote de celui-ci pour voter en son nom. C'est la raison pour laquelle la proximité géographique reste le critère déterminant d'un bon appariement, même si elle n'est plus une obligation légale.
De trois manières, souvent combinées au cours d'une même campagne. Un formulaire public peut être intégré à votre site ou diffusé par un lien, chacun s'y déclarant comme mandant ou comme mandataire. L'équipe peut saisir directement les personnes rencontrées sur le terrain ou au téléphone. Enfin, une liste existante peut être importée et les rôles attribués à partir de ses propres colonnes.
Les deux personnes reçoivent un message de mise en relation contenant les informations dont chacune a besoin pour finaliser la démarche, ainsi que le formulaire pré-rempli. Le suivi indique ensuite où en est chaque dossier, de l'attente à l'assignation puis à la validation. Les personnes qui n'ont pas terminé sont relancées automatiquement, y compris dans les jours qui précèdent immédiatement le scrutin, moment où se joue une part importante des procurations perdues.
Oui. Une personne peut être mandant au premier tour et mandataire au second, ou n'être absente qu'à l'un des deux. Les rôles et les appariements sont donc suivis tour par tour, ce qui évite de reconstruire la collecte entre les deux dimanches - période courte où l'essentiel se joue et où un tableur devient rapidement ingérable.
Une décision du Conseil d'État, sous le numéro 499193, a reconnu le caractère remboursable de ce type de dépense au titre du compte de campagne. Cela ne dispense évidemment pas de la faire valider par votre mandataire financier et de l'inscrire correctement au compte : la position d'une juridiction sur un principe ne remplace pas l'examen de votre situation particulière par la personne qui engage sa responsabilité.
Non. Il n'existe aucune connexion au Répertoire Électoral Unique, dont l'accès est réservé aux communes et à l'administration. Les données des électeurs proviennent de vos propres fichiers et des inscriptions recueillies par vos soins. De la même façon, la validation d'une procuration relève des autorités compétentes, jamais du logiciel : celui-ci organise la démarche, il ne l'officialise pas.
Non. La collecte de procurations peut s'utiliser seule, ce qui correspond au besoin de nombreuses campagnes qui n'ont pas d'autre projet logiciel et cherchent à traiter ce seul sujet à l'approche du scrutin. Elle s'intègre également à Trofy Vote pour les campagnes qui souhaitent la relier à leur base de contacts et à leur travail de terrain.
Trofy est conçu et opéré depuis Paris par une équipe qui connaît les enjeux du terrain, du service public et du RGPD.
Conçu et développé en France. Vos interlocuteurs sont disponibles, au même fuseau horaire que vous.
Données hébergées dans l'Union européenne, sur des infrastructures certifiées et donc soumises au RGPD.
Outil RGPD intégré : registre, inventaire et purge des données personnelles, prêts à l'audit.
Formation des équipes, support dédié et déploiement en moins d'une semaine.








Une démonstration de trente minutes suffit à voir comment se déroule une collecte, du premier inscrit à la confirmation du vote.